Marc Timsit Bonnes pratiques

BONNES PRATIQUES EN CHIRURGIE REFRACTIVE

Chirurgie réfractive - Recommandations des institutions officielles ophtalmologiques


BONNES PRATIQUES EN CHIRURGIE REFRACTIVE


Fiche de recommandations de bonnes pratiques pour les techniques de chirurgie réfractive au Laser Excimer (PKR, LASIK, LASEK).



• Le praticien
: l’ophtalmologiste doit avoir une compétence chirurgicale et avoir reçu une formation spécifique à l’utilisation du Laser Excimer et des micro-kératomes. Il s’engage à effectuer la totalité de l’acte opératoire, hormis lors de la période de formation où il peut accomplir l’acte avec un chirurgien expérimenté.

• Le matériel utilisé en chirurgie réfractive : il doit s’agit de matériel homologué ayant reçu le marquage CE.

• Les centres de chirurgie réfractive : ils doivent réaliser une maintenance du matériel (lasers, microkératomes, petits matériels chirurgicaux) ; un contrôle de matériel doit être réalisé par le chirurgien. Un personnel spécifiquement formé doit être présent.

• La communication en chirurgie réfractive : la communication, dans ses différentes supports, doit permettre d’apporter à un éventuel patient, les informations qui peuvent lui être nécessaires pour fixer son choix. Elle ne doit en aucun cas prendre la forme d’une promotion médicale et la présentation doit être conforme aux recommandations des institutions officielles de l’Union Européenne.

• Sélection des patients en chirurgie réfractive : L’amétropie du patient doit rentrer dans le domaine d’action du laser utilisé La réfraction doit être stable depuis au moins 1 an L’examen préopératoire doit montrer que le patient est exempt de toute contre-indication et notamment de pathologies cornéennes ou d’affections générales avérées pouvant interférer sur la cicatrisation L’âge du patient doit être, sauf exception, au moins égal à 18 ans Le patient doit exprimer qu’il a compris le but de la chirurgie et que toutes ses attentes sont réalistes Chez les patients porteurs de lentilles de contact, celles-ci devront être enlevées préalablement afin que l’examen permette d’attester une réfraction et un examen cornéotopographique stable. Il pourra être nécessaire de contrôler ces éléments après une période libre de port de lentilles de contact.

• L’examen du patient en chirurgie réfractive : L’examen de base comprend : Une réfraction subjective avec si nécessaire cycloplégie, Une mesure de la pression intraoculaire, Un examen au biomicroscope, Une évaluation de la sécrétion lacrymale en cas de signe fonctionnel, Un examen de topographie cornéenne, Une évaluation de l’épaisseur de cornée, Un examen de fond d’œil dilaté, Une mesure du diamètre pupillaire en condition de faible luminance, D’autres examens, notamment la biométrie, pourront être rendus nécessaires lors de l’utilisation de certaines techniques.

• Information du patient en chirurgie réfractive : l’ophtalmologiste doit informer le patient : Des alternatives à la correction chirurgicale : lunettes et lentilles de contact, Des avantages et des complications respectives des techniques chirurgicales qui peuvent être proposées pour traiter son amétropie. Il doit notamment l’informer sur les risques de sur et de sous correction, sur la possible régression de l’effet, sur la possibilité d’induction d’un astigmatisme, d’une perte de sensibilité aux contrastes, de l’existence possible d’aberrations, en particulier nocturnes, de la possible survenue d’anomalies cicatricielles et dans l’ensemble de complications susceptibles d’amener à une perte de meilleure acuité visuelle corrigée. Il doit par ailleurs expliquer les conséquences d’une possible presbytie. Le patient doit avoir reçu un devis. Il est conseillé au chirurgien de recueillir une fiche de consentement signée.

• Les suites opératoires de la chirurgie réfractive : La surveillance postopératoire doit être réalisée soit par le chirurgien lui-même, soit par un ophtalmologiste qu’il aura désigné. Cette surveillance comprend au minimum un examen postopératoire précoce pour juger de l’état anatomique de l’œil et un examen tardif, après quelques semaines, pour évaluer la fonction visuelle. Cette prise en charge peut éventuellement être effectuée en collaboration.

Docteur-Marc-Timsit