Marc Timsit TRAITEMENT DES RIDES PAR LE BOTOX TOXINE BOTULIQUE >

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Extraits de communications du Docteur Marc Timsit à l'Hôpital Américain de Paris et aux Ateliers Pratiques d'Ophtalmologie

Historique

En 1973 un ophtalmologiste Alan Scott eu le premier l'idée d'utiliser la toxine botulique (Botox) pour corriger le strabisme. En 1992 Carruthers, dermatologue, et sa femme ophtalmologiste eurent les premiers l'idée de l'utiliser dans une indication esthétique : les rides du front.


Comment le BOTOX® agit il ?

 

Le Botox ou Vistabel ou Dysport est le nom commercial de la toxine botulique La dose utilisée est 1000 fois moins importante que la dose à l'origine du botulisme, 10 fois inférieure aux doses utilisées en neuro-ophtalmologie. Il a montré sa grande efficacité et son excellente tolérance.

Le Botox s’attaque à la cause même de la ride d’expression qui est la contracture musculaire. Au fur et à mesure des injections de Botox, l’effet est plus durable. Le phénomène de repousse axonale explique le caractère partiellement réversible.

 

Quelles sont les alternatives à la toxine botulique ? Quel est son intérêt ?

 

• Les liftings endoscopiques avec section musculaire

• Les injections de comblement permanent

• Les injections de comblement transitoire (collagène, graisse, acide hyaluronique). L’effet n’est que mécanique par remplissage de la ride. Le produit se résorbant en 6 à 8 mois, il faut renouveler régulièrement et indéfiniment les injections. Une allergie peut être possible avec le collagène.

• Le laser CO2 pulsé ou Erbium est une technique de choix pour les ridules du contour des yeux mais les suites sont longues et ne conviennent pas aux personnes qui ne peuvent pas s'arrêter de travailler. Il traite mal les rides profondes du front.

Toutes ces techniques ont plus de risque d'effets secondaires et de séquelles que le Botox.

Le Botox est plus efficace, ne présente que des effets secondaires éventuels mineurs et pas de séquelles.

 

Quelles sont les contre-indications à la toxine botulique ?

 

Les contre-indications sont certaines prises de médicaments ( quinine, amino-glucosides…), les maladies musculaires progressives (myasthénie...) la grossesse, l’allaitement.

Il n’y a pas d’effet général ni d’allergie. Aucun test préalable n'est nécessaire, aucune prémédication, aucune anesthésie.

 

Pour quel type de rides peut-on faire appel au Botox ? A partir de quel âge ?

 

Il constitue donc le meilleur traitement médical actuel et le moins risqué des rides d’expression du haut du visage : rides horizontales et verticales du front (« rides du lion »), rides de la « patte d’oie ». Il fait reculer la chirurgie en remplaçant notamment le lifting du front chez la femme qui atteint la quarantaine. Il s’adresse également à une nouvelle catégorie de femmes plus jeunes, sujettes aux rides d’expression et pour lesquelles ces injections sont une prévention anti-vieillissement.

Les injections de la paupière inférieure, du sillon naso-génien ('rides d'amertume'), de la pommette induisent une ptose musculaire et donc ne sont pas indiquées, les injections des lèvres ont des résultats peu durables.

Une anesthésie est-elle nécessaire ? Comment se déroule la séance ?

Aucune anesthésie n’est nécessaire. Quelques injections locales sont effectuées dans la zone à traiter. Elles sont indolores grâce à une aiguille d’une très grande finesse. Le patient peut immédiatement rentrer chez lui.

 

Comment s'effectuent les injections ?

 

Après désinfection cutanée, on marque les sites d'injection avec un marqueur au violet de gentiane. La position assise permet de mieux repérer les rides

On utilise des aiguilles micro-fines. L'injection sera quasiment indolore. Pour éviter les hématomes, on effectue une pression au point d'injection.

Les doses à injecter sont modulables en fonction du muscle injecté, de chaque patient et de l'expérience de l'utilisateur.

• Rides du lion : Pour les mettre en évidence on fait froncer les sourcils. On observe en général 2 rides verticales, parfois une ride horizontale à la racine du nez.

•Rides horizontales du front : Pour les mettre en évidence faire relever les sourcils. On injecte le long des rides, dans le muscle et non dans la ride. On peut réaliser 2 à 3 rangées horizontales de 3 à 5 points en quinconce.

Il est préférable de ne chercher qu'à affaiblir le muscle pour obtenir un résultat naturel pas trop figé. Le sourcil doit conserver une fonction normale quand on s'étonne, veut convaincre, se fâche...

• Rides de la patte d'oie : Pour les mettre en évidence on fait sourire.

3 injections dans le muscle de chaque côté. On peut injecter plus de points si les rides sont importantes. 1 point à la queue du sourcil pour la relever.

 

Quelles sont les suites ?

 

Une lègère sensation de picotement, un léger gonflement peut survenir immédiatement après la séance, éventuellement quelques tiraillements, une sensation de tension frontale.

des céphalées transitoires pendant quelques heures (10%)

Un petit hématome (bleu localisé) au point d'injection est possible à prévenir par une pression digitale ou application de glace. Il n'a jamais été décrit de complication oculaire ni d'effet secondaire permanent.

Ces inconvénients sont mineurs, rares et fugaces.

 

Quand peut-on juger du résultat ? Quand doit-on répéter les séances ?

 

L’effet clinique apparaît 48 heures après l'injection. Il est maximal 8 à 15 jours plus tard et dure de 4 à 6 mois pour la première séance d’injections, de plus en plus longtemps pour les séances suivantes qui peuvent ainsi être de plus en plus espacées, jusqu'à 12 mois et plus au bout de 2 à 3 ans d'injections. Chaque nouveau traitement atténue un peu plus l'importance de la ride. Il faut donc injecter le produit au moins 2 fois par an au début pour maintenir le résultat mais avec un intervalle d’au moins 2 mois pour ne pas favoriser une résistance.

Le résultat est un effet de lissage très naturel avec forte atténuation des rides concernées. La zone injectée n’est jamais figée, le front conserve toute son expression. Une élévation des sourcils peut être obtenue.

Une perte d'activité de la toxine liée à la production d'anticorps antitoxine botulique a été décrite par les neuro-ophtalmologues probablement liée à un usage répété (tous les mois) et à des doses élevées de toxine. L'intervalle minimum à respecter entre 2 injections est de 2 mois. Il n'y a pas d'intérêt à renouveler les injections dans un intervalle inférieur à 3 mois. Il ne faut pas faire de retouche intempestive entre deux traitements.

 

Y a-t-il des complications possibles ?

 

Une chute de la paupière ou du sourcil est très rare (<1%), en règle légère, ne persiste que quelques semaines et disparaît toujours. Pour minimiser ce risque, le patient doit impérativement s’adresser à un praticien maîtrisant les sites d’injections et les dosages. Pendant les 3 heures suivant les injections il est recommandé de ne pas s’allonger, de ne pas manipuler la zone au dessus des sourcils pour éviter la diffusion du produit et de froncer de temps en temps les sourcils pour fixer le produit.

 

Maux de tête : résultat surprenant grâce au Botox® (S&T Presse USA - 26 juin 2002)

 

Surprise lors du congrès de l'American Headache Society, qui s'est tenu à Seattle: des injections de Botox® (botulinum toxine type A), produit anti-rides habituellement utilisé en cosmétologie, ont entraîné une nette amélioration chez plus de la moitié des personnes souffrant de maux de têtes dus à la tension, dans les trois mois suivant le début du traitement.

 

LE TRAITEMENT DES RIDES PAR LE BOTOX

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