ARTICLES DE JOURNAUX ET INTERVIEWS DU DR MARC TIMSIT

ARTICLES JOURNAUX
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La myopie correspond à une anomalie de la longueur de l'œil, qui peut alors atteindre 30 à 32 mm, contre 16 à 22 mm habituellement.

Personne ne conteste la part génétique de la myopie, mais l'influence de l'environnement joue manifestement un rôle de plus en plus important, en particulier pendant la jeunesse. Il suffit de regarder ce qui se passe en Asie. Ce qu'a justement fait le Pr Ian Morgan, de l'Université de Canberra (Australie), également consultant en Chine, avec ses collègues japonais et singapouriens, dans le dernier numéro de la revue scientifique internationale The Lancet . Les auteurs ne mettent pas en avant l'allongement de la scolarité, comme on le fait habituellement. Selon eux, ce serait plutôt «le manque d'exposition à la lumière naturelle éclatante qui jouerait un rôle majeur».

Alors qu'en Europe la myopie concerne environ une personne sur trois, dans les zones urbaines des pays développés d'Asie (Chine, Japon, Taïwan, Corée…), la situation est alarmante puisque 80 à 90 % des jeunes en fin d'études sont myopes. Plus inquiétant encore, 10 à 20 % sont atteints de forte myopie.

La même tendance s'observe en Europe. Hypothèse : les jeunes ne passeraient plus assez de temps dehors. La situation est-elle identique chez nous?

«La fréquence est plus faible en Europe. Il y a probablement un facteur génétique plus important en Asie, avance le Dr Marc Timsit, chirurgien ophtalmologiste à Paris.

En France, la prévalence serait passée de 20 % à 40 % en une dizaine d'années.» Une tendance observée également en Amérique du Nord et en Europe (Le Figaro, 16 décembre 2009). Schématiquement, il y a deux grandes causes de myopie classique: l'hérédité et l'environnement.
«Le poids de l'hérédité est indiscutable pour une part des myopies puisque le risque est doublé avec un parent myope, et triplé si les deux parents le sont», précise le Dr Timsit.

Pour Morgan et ses collègues, un élément plaide fortement en faveur d'une influence majeure et croissante des facteurs d'environnement: l'augmentation rapide des cas depuis 1996, qui se manifeste avec la même ampleur pour les Chinois, les Indiens et les Malais habitant Singapour, «suggérant une sensibilité similaire aux facteurs de risque auxquels ils sont tous exposés».

Parmi les facteurs de risque, le manque de lumière naturelle. Morgan explique en effet qu'un neurotransmetteur produit dans la rétine sous l'effet de la lumière, la dopamine, joue un rôle déterminant dans la bonne transmission des messages au cerveau, mais pas seulement. Elle éviterait aussi une croissance excessive de l'œil de la naissance entre 20 et 25 ans. C'est en effet durant cette période que l'œil grandit, pour passer d'un diamètre antéropostérieur de 16 mm à environ 22 mm. Or, chez un myope, l'œil grandit trop et peut atteindre jusqu'à 30-32 mm. «Un écart considérable quand on sait qu'un seul millimètre a déjà des conséquences sur la vision», explique le Pr Philippe Denis, président de la Société française d'ophtalmologie et chef du service d'ophtalmologie à l'hôpital de la Croix-Rousse (Lyon). Si passer des heures à lire, jouer ou travailler sur un écran favorise la myopie, selon Morgan c'est indirectement parce que l'on passe alors beaucoup moins de temps dehors.Un lien qui reste à démontrer «C'est une hypothèse très intéressante, commente le Pr Denis.
Le rôle de la dopamine dans la croissance du globe oculaire a été démontré expérimentalement chez l'animal. On sait aussi que, dans la maladie de Parkinson, les patients ont à la fois un déficit en dopamine et des troubles visuels avec une difficulté à percevoir les contrastes. Des troubles partiellement réversibles avec le traitement par la dopamine.»
Morgan propose aux enfants et aux jeunes de passer plus de temps dehors. Le lien de cause à effet entre manque d'exposition à la lumière et myopie reste à démontrer, des essais ont d'ores et déjà été lancés en Chine et à Singapour pour voir si un programme d'activités extérieures pouvait diminuer l'apparition des myopies
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Une nouvelle étude concernant le développement de la myopie : le rôle de la lumière naturelle (Interview du Dr Timsit TV5MONDE)

Un article récent du Lancet met en évidence un nouveau facteur de risque : le manque d’exposition à la lumière naturelle. Le facteur essentiel ne serait pas génétique ni l’activité de près mais simplement simplement le manque de lumière naturelle. Si passer des heures à lire, jouer ou travailler sur un écran favorise la myopie, ce serait indirectement parce que l'on passe alors beaucoup moins de temps dehors. Cette hypothèse est corroborée par la mise en évidence d'un neurotransmetteur produit dans la rétine sous l'effet de la lumière, la dopamine, qui éviterait ainsi la croissance excessive de l'œil pendant l’enfance. D'où une recommandation pratique pour la prévention de la myopie : demander aux enfants de passer plus de temps en lumière naturelle.

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M6 émission du 5 mai 2012

La myopie très en vue

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Presbytie : quand la chirurgie s'en mêle

Personne n'y coupe : à partir de 45 ans, nous sommes tous confrontés à la presbytie... Pour éviter le port de lunettes ou de lentilles, des interventions chirurgicales existent depuis peu. Traitements d'aujourd'hui et perspectives de demain, Doctissimo vous éclaire.

La presbytie est inévitable. Elle résulte de l'usure du cristallin, cette lentille qui permet à notre oeil de faire une mise au point automatique et de voir à toutes les distances. Avec l'âge, celui-ci perd de son élasticité et ne peut plus assurer une bonne vision de près. Pour coudre ou lire, il devient indispensable de porter des lunettes. Cependant, des solutions chirurgicales existent également : les implants multifocaux et le lasik.

Les interventions chirurgicales actuelles

Aujourd'hui, deux techniques l'emportent pour corriger la presbytie :

La pose d'implants multifocaux s'adresse aux individus âgés de plus de 55 ans ayant une presbytie totale. Actuellement les implants intraoculaires multifocaux représentent une des techniques les plus sûres en matière de traitement de la presbytie. Ils sont positionnés à la place du cristallin que l'on retire, celui-ci n'étant pas forcément atteint de cataracte. Une simple anesthésie locale est pratiquée.
L'implant permet de mener de nombreuses activités de la vie quotidienne sans avoir recours aux lunettes dans la majorité des cas. L'implant permet une vision à toutes les distances : vision de loin, vision intermédiaire (ordinateur, miroir, conversation) et lecture. Cela se fait à l'aide de plusieurs zones concentriques sur sa face antérieure divisant la lumière incidente vers le foyer de vision de près et le foyer de vision de loin.
Dans tous les cas ces implants nécessitent une certaine adaptation puisque le cerveau reçoit plusieurs images, chacune correspondant aux zones situées sur l'optique des lentilles. Généralement, le cerveau neutralise l'image qui n'est pas utile et qui est vue floue, mais ces images peuvent parfois entrer en concurrence, occasionnant des aberrations optiques (netteté des contours imparfaite, présence de halos autour des lumières...).

La technique du lasik consiste à modifier la forme de la cornée pour créer une pseudo-accommodation.
Deux lasers différents interviennent dans cette opération. Le principe général consiste à créer sur la cornée deux zones de vision, l'une centrale pour la vision de près, l'autre périphérique pour la vision de loin, un peu comme avec des lentilles de contact. Dans un premier temps un laser soulève une très fine lamelle de cornée (le volet cornéen) pour que le second laser puisse effectuer le traitement à proprement parler. Il y a en fait remodelage de la cornée dans son épaisseur pour en modifier le rayon de courbure et la rendre multifocale c'est-à-dire capable de voir de près, de loin et en vision intermédiaire. Cette technique présente de nombreux avantages : absence de phénomènes douloureux, rapidité d'intervention (environ 20 minutes pour les 2 yeux), courte immobilisation post opératoire (12 heures environ), simple anesthésie locale et enfin retouche possible par la suite pour améliorer le résultat. Elle permet de corriger la presbytie associée ou non à une myopie, une hypermétropie ou un astigmatisme. 
Le presby-lasik s'adresse principalement aux patients très motivés dont la presbytie n'est pas complète, en particulier s'ils n'ont pas d'autre défaut de la vision (emmétropes) ou s'ils sont hypermétropes-astigmates. L'intervention est facturée 3 000 euros par oeil, sans prise en charge, sauf dans le cas d'une intervention de cataracte simultanée où 500 euros par oeil sont remboursés.

Les perspectives de traitement

Même si ces techniques présentent de bons résultats, les médecins et chercheurs travaillent à les améliorer pour proposer demain plus de confort aux patients.

Les implants de demain

Malgré les formidables progrès réalisés depuis 3 ans en matière d'implants afin de limiter au maximum les aberrations optiques, des " effets secondaires " ne sont pas rares, bien que très acceptables selon le docteur Marc Timsit, chirurgien ophtalmologiste. Mais de nouvelles améliorations sont envisageables pour maximiser la précision de chaque image et atteindre une netteté exemplaire. D'après C. Albou-Ganem, chirurgien ophtalmologiste, les futurs implants devraient se présenter sous forme de gels. Leur texture particulière est en effet idéale pour reproduire parfaitement le mouvement du cristallin et permettre une mise au point à n'importe quelle distance.

Les lasers de demain

Concernant les lasers, les recherches actuelles ont pour objectif d'accroître leur précision pour limiter au maximum le travail d'adaptation par le cerveau. Ainsi le remodelage de la cornée (photo ablation) pourra être amélioré et le temps de récupération suite à l'intervention devrait encore être réduit. Actuellement, la stabilisation de la vision se fait en quelques semaines, selon le Dr Marc Timsit. Aujourd'hui, en matière de presbytie le taux de complications s'élève à 1 cas sur 1 000 avec la chirurgie réfractive. Ce risque est très faible, d'autant plus que la plupart du temps il n'y a aucune conséquence optique importante.

Dans l'absolu, tous les presbytes aimeraient pouvoir se débarrasser de leurs lunettes ou lentilles mais peu le font, principalement pour des raisons financières. Mais sachant qu'en moyenne il faut réadapter sa correction tous les 2 ans quand on porte des verres, un rapide calcul permet de constater qu'à terme la chirurgie n'est pas si excessive qu'elle y parait ! A l'avenir, il se pourrait bien qu'elle se généralise un peu plus, malgré l'investissement qu'elle demande au départ. Dans tous les cas, le chirurgien devra rechercher la solution la plus adaptée à vos envies et besoins mais aussi évidemment la plus appropriée à la morphologie de vos yeux !

Axelle de Franssu

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1985

Inform'Optique n°85 novembre/décembre 1985

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Spécial Santé

Avril 1985

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