OPHTALMOLOGIE . fr
Docteur MARC TIMSIT
Chirurgien ophtalmologiste
Chirurgie réfractive et cataracte
OPÉRATION ASTIGMATISME
Vous vous demandez comment corriger un astigmatisme de manière efficace ? Cette page est votre guide complet. Découvrez les options de traitement disponibles : des techniques au laser aux implants, en passant par les incisions.
Nous décryptons chaque méthode pour vous aider à choisir la plus adaptée à votre situation.
Explorez les réponses du Dr Marc Timsit à des questions courantes sur l’opération de l’astigmatisme.
Préparez-vous à éclaircir votre vision avec les meilleures informations possibles !

Le laser, de préférence par la technique de Lasik, la plus précise, modifie la forme de la cornée en creusant plus un méridien que l’autre.
La correction au laser de la courbure de la cornée s’effectue en creusant plus les zones les plus bombées que les zones moins bombées.

La cornée présente une forme ovalaire ou en sablier au lieu d’être ronde.
Le sujet astigmate a une vision imprécise à toutes les distances, de près comme de loin. Il ne perçoit pas nettement les contrastes. Trois opérations peuvent être envisagées : par laser, implant ou incisions.
L’astigmatisme régulier ou irrégulier correspond à la perte de la régularité de la surface de la cornée induit par l’opération ou par la cicatrisation.
L’effet de l’astigmatisme post-opératoire sur la vision
Il est fonction de son importance : limitation de la vision, flou visuel, vision dédoublée.
La cicatrisation de la cornée peut faire régresser cet astigmatisme pendant des mois.
En attendant, le plus souvent cet effet peut être compensé par une paire de lunette occasionnelle ou une lentille de contact.
S’il existe une gêne persistante au delà de cette période, une retouche par laser demeure possible.
L’utilIsation du laser femtoseconde permet de diminuer beaucoup l’incidence de cet astigmatisme induit par l’opération. En effet il permet un volet mieux centré et plus régulier avec une charnière plus petite et plus périphérique.
Ce volet peut être plus grand voire ovalaire, évitant la délivrance d’impacts sur la charnière.
Le stroma cornéen est plus régulier après une découpe du volet au femtolaser permettant un traitement laser plus régulier.

En ce qui concerne la correction de l’astigmatisme le Lasik est plus précis que la PKR. Il permet des retouches beaucoup plus faciles et plus rapidement en resoulevant simplement le volet.
Un laser de dernière génération permet d’opérer jusqu’à 6 dioptries d’astigmatisme. Si l’astigmatisme est important, on ne peut garantir la correction complète en une seule opération.
Le Lasik est l’option de choix du fait de la facilité de reprise en cas de correction insuffisante, la possibilité de corriger un astigmatisme important ou complexe.
Le lasik avec laser femtoseconde permet une correction de l’astigmate plus précise. Il permet, en effet, une charnière du volet plus petite et plus périphérique donc une délivrance du traitement laser plus large et non tronquée, la découpe d’un volet à faces parallèles, mieux centré et plus régulier.
Le résultat est encore amélioré en cas d’opération d’astigmatisme personnalisée selon l’aberrométrie du front d’onde. Cette chirurgie ‘sur mesure’ permet de corriger l’astigmatie de haut degré grâce à une reconnaissance irienne et un eye-tracker tridimensionnel et un eye-tracker rotationnel

La difficulté de l’opération est le respect de l’axe de l’astigmatisme
Voir les explications sur l’axe d’astigmatisme
Tout d’abord la détermination précise de l’axe de l’astigmatie est fondamentale pour un bon résultat visuel. Ensuite il est capital d’effectuer la correction au laser précisément dans le bon axe. L’oeil n’étant pas maintenu pendant les quelques dizaines de seconde de délivrance du laser il est animé de divers mouvements : mouvements de va-et-vient dans un plan un horizontal appelé XY, mouvements de haut en bas dans un plan vertical appelé Z, mouvements de rotation (cyclotorsion). Ces mouvements de rotation sont à l’origine d’une correction imparfaite de l’axe d’astigmatisme et de l’imprécision du résultat de l’opération d’astigmatisme, d’ effets secondaires gênants (flou visuel, dédoublement, halos…) , d’une mauvaise qualité de vision.
L’eye-tracker est un système de poursuite automatique du regard pendant le traitement laser permettant de compenser ces mouvements. Jusqu’à présent, les eye-trackers les plus performants étaient tridimensionnels c’est-à-dire permettant de suivre les mouvements du regard horizontaux et verticaux (3 directions X Y et Z).
Les eye-trackers actuels les plus perfectionnés permettent aussi de suivre les mouvements de rotation et de bascule. Un eye-tracker rotationnel est une sophistication indispensable pour opérer l’astigmatisme. Il est le fruit du progrès en aéronautique militaire dans les tirs de missiles. Il permet de suivre l’oeil dans 6 dimensions non seulement dans ses mouvements horizontaux et verticaux mais aussi dans ses mouvements rotationnels pendant le traitement. Il augmente la sécurité du traitement et devient indispensable dans l’opération de l’astigmatisme où le respect de l’axe du traitement est essentiel pour un bon résultat.


1- Chez le sujet très myope ou ayant une cornée trop fine pour être opéré par laser. On peut alors envisager d’opérer la myopie avec un implant phaque type ICL. Cet implant est placé devant le cristallin. L’astigmatisme est souvent associé. Il est alors possible de coupler sa correction avec celle de la myopie. On implante alors le même type d’implant mais étant torique en plus. Cet implant est commandé sur mesure. Le placement précis dans l’axe de l’astigmatisme est capital pour un bon résultat.
2- Le sujet devant subir une chirurgie de la cataracte. L’opération de la cataracte est effectuée avec mise en place d’un implant à la place du cristallin que l’on retire. Cet implant doit être torique pour corriger l’astigmatisme.
Il faut se méfier d’une mauvaise qualité du film lacrymal, influençant beaucoup l’évaluation de l’axe des astigmatismes faibles, ou d’un astigmatisme irrégulier sur l’examen de la topographie cornéenne, difficile à corriger.
Comme l’astigmatisme cristallinien sera corrigé par l’ablation du cristallin, il ne faudra corriger que l’astigmatisme cornéen. Il faut tenir compte de l’astigmatisme total résultant de l’astigmatisme cornéen antérieur et de l’astigmatisme cornéen postérieur, ce qui nécessite d’effectuer une topographie cornéenne d’élévation. Une mauvaise analyse de l’astigmatisme postérieur conduit à une sous-correction de l’astigmatisme inverse et à une surcorrection de l’astigmatisme conforme.
– la miniaturisation de l’incision : une incision inférieure ou égale à 2 mm ne crée pas d’astigmatie, surtout si elle est réalisée en temporal. De même, la diminution des aberrations optiques cornéennes postopératoires est liée à la petite taille de l’incision ;
– la construction et l’architecture de l’incision : la géométrie idéale est carrée, avec une longueur du tunnel égale à sa largeur. Elle est optimale pour l’auto-étanchéité sans suture et pour minimiser l’astigmatisme induit.
Elle peut se faire par des incisions ou la mise en place d’un implant torique.
Des incisions limbiques cornéennes relaxantes arciformes peuvent être effectuées manuellement avec un couteau précalibré ou au laser femtoseconde. Elles seront positionnées sur le ou les hémiméridiens les plus bombés. L’incision principale peut corriger 0,5 D.
Les implants toriques sont conçus spécifiquement pour corriger l’astigmatisme cornéen. Ils sont indiqués dès que l’astigmatisme dépasse une dioptrie. Introduits à travers une micro-incision de 2 mm, ils permettent d’obtenir une grande précision du résultat réfractif et de procurer un niveau excellent de satisfaction. Le positionnement précis de l’implant torique sur l’axe d’astigmatisme conditionne le résultat Une imprécision de 10° entraîne une perte d’efficacité de 35 %, une imprécision de 15° entraîne une sous -correction de 50 %. Au-delà de de 30°, l’effet de l’implant torique devient nul. En cas de rotation postopératoire de l’implant de plus de 10°, il devra être repositionné au bloc opératoire dans les 15 jours
La stabilité de l’implant dans le sac est importante pour éviter l’astigmatisme interne engendré par un décentrement, une bascule (tilt) ou une torsion axiale.

La correction de l’astigmatisme par incisions cornéennes
Ces incisions sont faites au laser femtoseconde dans l’axe le plus bombé de la cornée. Elle permettent alors d’en arrondir la forme.
C’est une situation fréquemment rencontrée après une greffe de cornée, après laquelle l’astigmatisme est souvent important. Le résultat visuel d’une greffe de cornée dépend beaucoup de la régularité de la courbure cornéenne post-opératoire. La greffe de cornée entraîne la survenue d’un astigmatisme. Il est dû à l’incision circulaire et aux sutures nécessaires. Parfois très important, il peut compromettre le résultat visuel. Une bonne technique chirurgicale permet d’éviter des astigmatismes trop importants.
Voir le forum : Greffe de la cornée
L’opération de l’astigmatisme et de la myopie est une intervention courante dans le domaine de la chirurgie réfractive. Elle vise à corriger les erreurs de réfraction de l’œil, permettant ainsi au patient de se passer de lunettes ou de lentilles de contact.
Les trois principales techniques pour corriger l’astigmatisme et la myopie sont le LASIK , la PKR, l’implant.
consiste à créer un fin volet dans la cornée, puis à remodeler le tissu cornéen sous-jacent à l’aide d’un laser excimer pour corriger la courbure de la cornée. Cette technique est rapide et la récupération visuelle est généralement très rapide.
la correction est réalisée directement sur la surface de la cornée, sans créer de volet cornéen. Bien que la récupération soit plus longue que celle du LASIK, cette technique est souvent utilisée chez les patients ayant une cornée fine ou irrégulière.

L’opération de astigmatisme accompagnant une myopie forte peut se faire avec un implant intra-oculaire ICL torique devant le cristallin (en grec : phakos). C’est un implant phake car le cristallin est conservé.
Contrairement à l’opération de la cataracte où il est retiré.
Les candidats idéaux pour ces interventions sont généralement des adultes âgés de plus de 18 ans, avec une myopie et/ou un astigmatisme stable depuis au moins un an. Il est important que le patient ait une cornée suffisamment épaisse pour le LASIK. Une consultation préopératoire approfondie est nécessaire.
Les résultats de la chirurgie réfractive sont généralement excellents, avec un taux de satisfaction élevé chez les patients. La plupart des personnes atteignent une acuité visuelle de 10/10, leur permettant de vivre sans lunettes ou lentilles. Cependant, comme toute intervention chirurgicale, il existe des risques potentiels, tels que la sécheresse oculaire, les halos nocturnes ou, dans de rares cas, une sous-correction ou une sur-correction nécessitant une retouche.
Bien que rares, les complications peuvent inclure des infections, des cicatrices cornéennes ou des aberrations visuelles. Une évaluation préopératoire minutieuse et une bonne technique chirurgicale permettent de minimiser ces risques.

Dans l’astigmatisme d’ordre supérieur il existe 3, 4, ou 5 méridiens principaux voire plus. Sa correction ne peut pas se faire efficacement par les lunettes, lentilles ou la chirurgie classique.
Il ne peut être corrigé que par une opération au laser personnalisée, guidée par l’aberrométrie.

Une astigmatie progressive, évoluant dans le temps, peut être la traduction d’un kératocône.
Le kératocône est une maladie dégénérative de la cornée qui prend alors la forme d’un cône, responsable de sa déformation progressive donc d’astigmatisme. Il est capital de le dépister avant toute opération au laser car il en constitue la grande contre-indication. En effet, s’il est méconnu dans ses formes frustes ou débutantes une opération de myopie malencontreuse va aggraver la déformation cornéenne, à l’origine d’une ectasie de la cornée.
Le kératocône correspond à une déformation en cône du centre de la cornée avec amincissement entraînant une myopie et un astigmatisme évolutifs et une baisse de vision progressive.
Certains kératocônes frustes ne sont pas évolutifs et ne s’accompagnent pas de baisse de vision progressive. Ils sont de découverte fortuite sur l’examen de la topographie cornéenne lors d’une demande de chirurgie réfractive pour suppression des lunettes, en général pour une opération de myopie. Le kératocône est une contre-indication d’une opération par laser qui risquerait d’affaiblir la cornée.
Le kératocône peut être traité par des anneaux intra-cornéens, un cross-linking du collagène, une PKR.
Forum traitement du kératocône